En novembre 2018, la journaliste Sylvia Revello consacre dans Le Temps un portrait à Julien Henzelin — naturopathe, entrepreneur et directeur de l'école fondée par son grand-père André Henzelin. L'article dessine le fil conducteur d'un parcours atypique : apprendre aux gens à se connaître pour mieux prendre soin d'eux-mêmes.
Un parcours entre deux mondes
Le portrait publié dans Le Temps retrace un itinéraire qui relie technologie et santé naturelle. Julien Henzelin fonde sa première entreprise d'informatique à 23 ans, avant d'obtenir son diplôme de naturopathie en 2008 et d'ouvrir son cabinet. En 2017, il lance La Serre, un espace de coworking à Lausanne qui héberge également l'école professionnelle supérieure de naturopathie fondée par son grand-père André Henzelin.
L'article décrit un lieu pensé comme un « laboratoire d'hygiène de vie adapté au monde du travail » : coworking le jour, cours et événements le soir et le week-end, avec une offre intégrée — take away sain, yoga, douches — qui transforme l'espace professionnel en terrain d'expérimentation pour un mode de vie plus équilibré.
La naturopathie : « tout a un sens »
Au cœur du portrait, la philosophie de la naturopathie telle que la pratique et l'enseigne Julien Henzelin. L'article met en lumière une approche qui mobilise plusieurs outils — alimentation, mouvement, psychologie, hydrothérapie — pour comprendre le fonctionnement individuel de chaque personne.
La citation qui donne son titre à l'article résume cette conviction : « Plus on se connaît, plus on acquiert de ressources, plus il y a de solutions. » Cette phrase condense la mission pédagogique du Centre André Henzelin : former des praticiens capables d'accompagner leurs patients vers une meilleure connaissance d'eux-mêmes.
L'article évoque également la grille de lecture constitutionnelle propre à la médecine traditionnelle européenne (MTE) : différentes catégories de tempéraments qui déterminent la manière dont chaque individu gère le stress, les émotions et la digestion. C'est le socle théorique que nos étudiants apprennent à maîtriser en formation.
Hydrothérapie et formation continue
Le portrait mentionne un aspect moins connu du parcours de Julien Henzelin : sa certification d'instructeur d'hydrothérapie aux Pays-Bas, où il a expérimenté les bains de glace avec Wim Hof. Le procédé — respiration et exposition au froid pour recentrer le système nerveux — illustre l'ancrage pratique de la naturopathie dans des approches corporelles concrètes.
Cette dimension rejoint la tradition de l'hydrothérapie Kneipp, l'un des piliers historiques de la MTE enseignée au cAH.
Un héritage familial devenu institution
L'article rappelle un fait fondateur : l'École professionnelle supérieure de naturopathie a été créée en 1992 par André Henzelin, grand-père de Julien. Trois décennies plus tard, le Centre André Henzelin (cAH) regroupe quatres écoles — EPSN, EPSH, APMT, La Mandorle — et forme des naturopathes et thérapeutes complémentaires vers les diplômes fédéraux suisses.
Ce portrait de 2018 capture un moment charnière : celui où l'héritage familial se transforme en projet institutionnel, avec une vision qui articule formation, recherche, entrepreneuriat et promotion de la santé intégrative.
Pourquoi republier cet article aujourd'hui ?
Huit ans après ce portrait, les intuitions qu'il décrit se sont concrétisées. Le cAH a structuré un institut de recherche (Navi), publié dans des revues internationales à comité de lecture, et engagé un processus de reconnaissance fédérale. La personnalisation de l'accompagnement santé — le fil rouge de cet article — est devenue un sujet mainstream, comme en témoigne la couverture récente du Temps sur la personnalisation des programmes de fitness.
Ce portrait reste une porte d'entrée accessible pour comprendre la philosophie qui anime notre institution : une naturopathie rigoureuse, ancrée dans la tradition et ouverte sur le monde contemporain.
Source : « Le corps et l'esprit — Julien Henzelin », Le Temps, 6 novembre 2018. Portrait par Sylvia Revello.
