Contrairement à une recherche simple, qui repose sur une requête unique, la recherche juridique découpe votre question en 4 à 7 sous-questions, lancées en parallèle, pour l’explorer en profondeur sans intervention manuelle de votre part.
Le processus est plus long (de 1 à 7 minutes selon la question) mais permet d’obtenir un résultat nettement plus complet et structuré qu’une recherche classique.
Comment fonctionne la recherche juridique
Tout d'abord, vous devez choisir le mode juridique :
Lorsque vous lancez une recherche juridique, Jimini suit un processus en plusieurs étapes :
Il découpe votre question en 4 à 7 sous-questions distinctes, couvrant le principe, les limites, la mise en œuvre et les cas voisins
Il lance ces sous-questions en même temps, et passe en revue des centaines de sources pour chacune (plusieurs milliers au total, parmi les 6 millions de sources de droit disponibles)
Il trie : il ne garde que les sources qui tranchent réellement la question, et pas celles qui correspondent simplement aux mots-clés
Il lit en entier les textes et décisions les plus décisifs (de 5 à 15 selon la question), plutôt que de travailler sur de simples extraits
Il confronte les décisions qui ne vont pas dans le même sens, et présente les deux positions plutôt que de trancher seul
Si besoin, il relance de nouvelles sous-questions pour vérifier un point ou approfondir un cas qu’il a identifié de lui-même
Ce cycle de décomposition, recherche et vérification se répète pendant une à quelques minutes, avec des allers-retours continus entre exploration des sources et structuration de l’information.
Un résultat plus complet et structuré
À l’issue de ce processus, Jimini vous restitue un mémo qui comprend :
une réponse courte
l’analyse point par point, sous-question par sous-question
chaque affirmation reliée à sa source
les décisions contradictoires signalées, plutôt que passées sous silence
des indications pratiques de mise en œuvre (devant quel juge, dans quel délai, etc.)
La recherche juridique est donc plus lente qu’une recherche classique, mais nettement plus complète : sur une question type, elle passe en revue des centaines à quelques milliers de sources et en retient plusieurs dizaines, contre 60 à 100 sources lues en extraits pour une recherche simple.
Quand utiliser la recherche juridique
La recherche juridique est particulièrement adaptée lorsque :
vous traitez un cas pratique ou une question qui touche plusieurs régimes juridiques
vous avez besoin d’un panorama complet ou d’une note structurée
vous souhaitez identifier les enjeux, concepts ou tendances clés d’un sujet
vous ne savez pas précisément quelles questions poser au départ
Pour une question simple, les modes Immédiat ou Réflexion suffisent généralement (Jimini vous propose lui-même d’approfondir si la question le mérite).
Exemple : droit du travail
« La mise en cause pénale d’un salarié en raison de l’exercice de ses fonctions oblige-t-elle l’employeur à prendre en charge ses frais de défense ? »
L’agent la découpe en 4 sous-questions, lancées en même temps :
Le principe. L’employeur doit-il prendre en charge la défense d’un salarié poursuivi pour des actes accomplis dans ses fonctions ? Sur quel fondement ? (≈ 320 sources · 7 retenues)
Les limites. La prise en charge tombe-t-elle en cas de faute personnelle détachable des fonctions, d’intérêt personnel, ou quand le salarié a agi sur instruction de l’employeur ? (≈ 410 sources · 8 retenues)
La mise en œuvre. Comment le salarié obtient-il le remboursement (demande, justificatifs, honoraires jugés excessifs), dans quel délai et devant quel juge ? (≈ 270 sources · 8 retenues)
Les cas voisins. Le dirigeant mandataire social est-il couvert de la même façon ? Quel rôle pour une assurance protection juridique ? Les sommes prises en charge sont-elles soumises à cotisations ? (≈ 530 sources · 19 retenues)
Il lit en entier les décisions les plus utiles, puis creuse ce qu’il y a découvert avec 3 sous-questions de plus :
Vérification : L’actualité. La Cour de cassation a-t-elle fait évoluer sa position depuis l’arrêt de principe ? Que juge-t-elle depuis 2020 ? (≈ 130 sources · 1 retenue)
Approfondissement : L’issue pénale. Si le salarié est condamné ou a abusé de ses fonctions, l’employeur peut-il refuser de payer, ou récupérer les sommes déjà avancées ? (≈ 140 sources · 6 retenues)
Approfondissement :L ’infraction intentionnelle. Le salarié qui a commis une infraction intentionnelle, ou agi dans son intérêt personnel, reste-t-il couvert ? (≈ 250 sources · 5 retenues)
Puis l’agent fait le travail de l’avocat :
Il trie : sur ≈ 2 000 sources passées en revue, il en garde 54, pour ce qu’elles jugent et pas pour leurs mots-clés.
Il lit en entier les 5 sources décisives : l’article 1194 du Code civil, un arrêt de la Cour de cassation de 2019, trois arrêts de cour d’appel récents.
Il confronte les décisions qui ne disent pas la même chose et présente les deux positions.
Il rédige un mémo : réponse courte, principe et fondement, limites, effet de l’issue pénale, comment obtenir le remboursement et devant quel juge (prud’hommes), cas du dirigeant et de l’assurance, traitement social.
Le tout prend ≈ 2 min 20.


